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Le sang coule au Bardo

9789938595635

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35,000DT

  • De 1696 à 1814, durant plus d’un siècle, le sang coula à flots au Bardo, siège du pouvoir beylical. Sur les huit souverains qui se succédèrent au cours de cette période, cinq furent morts assassinés, dont trois en seulement neuf ans. Un sixième mourut plus tard, dans des conditions mystérieuses. Avec la mort des deux premiers souverains, la dynastie beylicale des Mouradites, vieille d’un siècle, fut déchue par le commandant des Spahis, qui lui-même fut assas - siné trois ans plus tard, près avoir cumulé entre ses mains les trois hautes charges de l’Etat, celles de Bey, de Dey et de Pacha. Hussein Ben Ali El Tourki, fonda alors la seconde dynastie beylicale, celle qui porta son nom pendant deux siècles et demi. Après un long règne de trois décennies, il fut détrôné, puis assassiné par son neveu Ali Pacha et une guerre civile de plus de vingt ans éclata. Cette guerre fratricide prit fin au milieu du XVIIIème siècle, avec la revanche posthume du père fondateur de la dynastie et l’assassinat d’Ali Pacha Bey, dans des conditions aussi cruelles qu’humiliantes. Heureusement, une période d’un demi siècle (1759-1814), de relative accalmie s’ensuivit sous le règne de Sidi Ali II Bey et de son fils Sidi Hammouda Pacha Bey, qui, hélas mourut en 1814, dans des conditions mystérieuses, non encore élucidées jusqu’à nos jours. A la mort de cet illustre souverain, une guerre de succession éclata entre son cousin et son frère Othman, qui s’acheva par l’assassinat de ce dernier, juste six mois après son intronisation. Depuis, plus aucun souverain ne fut assassiné, mais la dynastie entama sa chute vers l’abîme et ce furent les Grands Vizirs qui payèrent la facture. Trois parmi eux se virent assassinés par leurs maîtres, dans des conditions atroces. Durant cette triste période, le peuple tunisien connut tous les malheurs. Après avoir subi les effets néfastes des graves crises économiques successives, des famines meur- trières et les pandémies ravageuses de tout genre, il endura un régime colonial asser- vissant pendant plus de quatre vingt ans. Depuis, le sang ne coula plus au Bardo, mais coulera ailleurs, pour libérer le pays du joug de la colonisation."

  • auteur Maher Kamoun
    Nombre de pages 336
    Date de parution 2021
    Langue Français
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